Les résultats de la consultation menée par la Hongrie sur la possibilité d’intégrer l’Ukraine à l’Union européenne ne sont pas obligatoires à prendre en compte, bien que la Commission européenne en tienne compte.
C’est ce qu’a déclaré, le 1er juillet à Bruxelles, le porte-parole de la Commission européenne Guillaume Mercier, selon le correspondant de CCN.
Les consultations nationales en Hongrie, lors desquelles la majorité des participants aurait voté contre l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, sont non contraignantes, mais la Commission européenne a tout de même pris en considération leurs résultats.
« Concernant les consultations nationales qui se sont déroulées en Hongrie, notre position est très claire. Nous prenons en compte les résultats de ces consultations. Le gouvernement hongrois a convoqué et organisé cette consultation non obligatoire, et, comme vous le savez, les consultations nationales relèvent de la souveraineté nationale », a expliqué Guillaume Mercier.
Il a ajouté que le gouvernement hongrois doit désormais « expliquer comment il souhaite avancer ».
« De notre côté, tout est parfaitement clair. L’Ukraine mène des réformes dans des circonstances extrêmement difficiles, inimaginables même. La Commission a conclu que l’Ukraine a rempli les critères pour l’ouverture du premier cluster, à savoir celui des questions fondamentales », a indiqué le porte-parole.
Par ailleurs, Bruxelles a salué le plan ukrainien d’intégration des minorités nationales, qui répond aux préoccupations de ses voisins, selon ses dires.
« Nous avons toujours défendu une approche basée sur les résultats dans le processus d’élargissement, et dans ce cas, il n’y a aucune raison objective de s’opposer à l’ouverture du cluster sur les questions fondamentales. Lorsque la candidature d’un pays est bloquée sans raison objective alors qu’il a rempli les critères, cela mine la confiance dans toute la politique d’élargissement », a souligné Mercier.
« C’est pourquoi nous espérons vraiment pouvoir ouvrir très prochainement ce premier cluster », a-t-il ajouté.
Après le sommet de l’UE, le gouvernement ukrainien attend toujours l’ouverture de ce premier cluster de négociations.
Rappelons que lors du sommet du Conseil européen le 26 juin, aucun consensus n’a pu être trouvé concernant les relations et le rapprochement avec l’Ukraine, en raison du veto opposé par la Hongrie.
