L’Union européenne a accueilli favorablement l’accord conclu sous médiation américaine entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, marquant une étape majeure vers la fin d’un conflit de longue date.
Dans une déclaration publiée par le Conseil de l’UE, citée par CCN, Bruxelles qualifie cette entente, signée à la Maison-Blanche par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev en présence de Donald Trump, de « percée significative dans la résolution d’un différend qui perdure depuis des décennies ».
L’UE a exprimé son soutien résolu aux deux parties ainsi qu’à l’administration américaine pour avoir créé les conditions d’une avancée décisive, insistant sur l’importance de mettre en œuvre rapidement les engagements pris, en particulier la signature et la ratification d’un traité de paix.
« Après la conclusion, en mars dernier, des négociations bilatérales sur le texte de l’accord, il s’agit d’une étape essentielle vers la normalisation complète des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, fondée sur la reconnaissance mutuelle de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’inviolabilité des frontières, conformément à la Déclaration d’Almaty de 1991 », précise le communiqué.
Les États membres ont réaffirmé leur appui au processus de normalisation et indiqué qu’ils
« restaient disposés à coopérer avec leurs partenaires pour parvenir à une normalisation pleine et entière, en apportant un soutien supplémentaire et une expertise, notamment pour la mise en œuvre concrète des étapes à venir ».
La France, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a également salué l’annonce faite à Washington d’un accord de normalisation entre Erevan et Bakou. Paris souligne que les résultats obtenus grâce aux efforts des États-Unis constituent « un pas décisif en avant ».
« La signature et la ratification, dans les meilleurs délais, d’un traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan viendront parachever ce processus. Dans cette perspective, la France soutient l’appel conjoint des deux parties en faveur du démantèlement des structures du Groupe de Minsk de l’OSCE », indique le Quai d’Orsay.
Le ministère rappelle que la normalisation des relations bilatérales, le développement de la coopération régionale et la restauration des frontières dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, conformément aux principes de la Déclaration d’Almaty, devraient permettre au Caucase du Sud de devenir une zone de paix et de prospérité au bénéfice de ses populations.
« Aux côtés de ses partenaires européens, la France continuera à contribuer activement à ce processus, notamment dans le cadre de la Communauté politique européenne », conclut le communiqué.
