Actualités Monde Politique

JD Vance juge inutile une rencontre Zelensky–Poutine avant le sommet de l’Alaska

Le vice-président américain JD Vance estime qu’une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe Vladimir Poutine, avant que ce dernier ne s’entretienne avec Donald Trump, ne serait pas productive.

Interrogé par Fox News, cité par CCN, sur l’opportunité d’un tel échange préalable, M. Vance a répondu : « Je ne pense pas que ce serait particulièrement productif. Fondamentalement, le président des États-Unis doit être celui qui réunira ces deux hommes. »

Il a précisé que Washington maintenait un dialogue actif avec Kiev : « Nous parlons évidemment aux Ukrainiens. J’ai échangé avec eux ce matin, Marco Rubio s’est également beaucoup entretenu avec eux. Ce canal de communication restera ouvert. Mais, en définitive, c’est au président de convaincre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky de s’asseoir ensemble à la table des négociations pour régler leurs différends. »

Le vice-président a qualifié de « percée diplomatique » la rencontre à venir entre Donald Trump et Vladimir Poutine. « Poutine avait toujours affirmé qu’il ne s’assiérait jamais à la table avec Zelensky. Cette position doit évoluer. Nous sommes arrivés à un point où il s’agit, très concrètement, de déterminer les conditions dans lesquelles ces trois dirigeants pourraient se réunir pour discuter d’un cessez-le-feu », a-t-il expliqué.

La rencontre Trump–Poutine, prévue le 15 août en Alaska, intervient alors que plusieurs médias évoquent la possibilité d’un accord entre Washington et Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine, accord qui pourrait entériner l’occupation par la Russie de certaines zones du territoire ukrainien.

En réaction, Volodymyr Zelensky a rappelé que « la réponse à la question territoriale ukrainienne se trouve déjà dans la Constitution de l’Ukraine ».

Dans la nuit du 10 août, les dirigeants de la France, de l’Italie, de l’Allemagne, de la Pologne, du Royaume-Uni, la présidente de la Commission européenne ainsi que le président de la Finlande ont publié une déclaration conjointe adressée aux chefs d’État américain et russe.