À l’issue d’un échange vidéo entre les dirigeants européens et le président des États-Unis, Donald Trump, le 13 août, ce dernier a assuré que les États-Unis étaient disposés à participer au renforcement de la sécurité en Europe après l’établissement de la paix en Ukraine, tandis que l’OTAN ne serait pas impliquée dans ce processus.
C’est ce qu’a rapporté CCN, citant le président Emmanuel Macron, lors d’une déclaration aux médias à Brégançon, à l’issue des négociations. Trump a confirmé aux dirigeants européens que, suite à l’instauration de la paix en Ukraine, les États-Unis participeraient au renforcement de la sécurité en Europe, contrairement à l’OTAN.
« Il a dit certaines choses qui sont très importantes pour moi. Le fait que l’OTAN ne doive pas faire partie de ces garanties de sécurité – nous savons que cela constitue une exigence particulièrement forte de la part de la Russie. Mais les États-Unis, ainsi que tous les alliés qui étaient prêts, doivent en faire partie », a déclaré Macron.
Il a précisé que Trump avait évoqué « le lien qui doit exister entre toute concession territoriale et les garanties de sécurité qui seront accordées à l’Ukraine ».
« Comme vous le savez, c’est une position que nous avons défendue et pour laquelle nous nous sommes battus au cours des derniers mois, et qui a même conduit à l’existence et à la planification de notre coalition de volontaires. Eh bien, le président Trump s’est exprimé clairement dans ces termes », a souligné le chef de l’État français.
« Je pense que c’est une clarification très importante que nous avons obtenue aujourd’hui », a insisté Emmanuel Macron.
Il convient de noter qu’après des négociations d’envergure impliquant les dirigeants européens, Zelensky et l’administration américaine, le président Emmanuel Macron a déclaré que les questions territoriales « ne feront l’objet de négociations » avec personne d’autre que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
Le chancelier allemand Friedrich Merz, commentant les négociations, a exposé les positions présentées lors de l’échange avec Trump. Il a notamment été question que « l’Ukraine est prête à discuter des questions territoriales, mais que la position de départ restera la ligne de contact ».
« La reconnaissance juridique des territoires occupés n’est pas discutée », a-t-il alors déclaré.
Zelensky, pour sa part, a indiqué que lors des discussions sous différents formats, avait été abordée la question d’une rencontre potentielle entre les dirigeants américains et russes en Alaska, prévue le 15 août. Trump lui a proposé qu’après cette rencontre en Alaska, ils « resteront en contact ».
