Au lendemain de l’attaque russe la plus massive en nombre de drones et de missiles depuis le début de l’invasion, António Costa, président du Conseil européen, a exhorté les partenaires de Kiev à « rester fidèles au cap choisi ».
Dans un message publié dimanche sur le réseau social X, relayé par CCN, il a dénoncé la duplicité du Kremlin :
« Parler de paix tout en intensifiant les bombardements et en visant les bâtiments gouvernementaux comme les habitations civiles – voilà ce que signifie la “paix” selon Vladimir Poutine », a écrit M. Costa.
Selon lui, la Russie a déclenché cette guerre et choisit délibérément de la poursuivre. Dès lors, la réponse des alliés occidentaux doit être claire : « renforcer la défense de l’Ukraine et accroître la pression sur Moscou par de nouvelles sanctions, en coordination étroite avec nos partenaires ».
M. Costa a également salué la « force et la résilience du peuple ukrainien », qui, selon lui, « continue d’inspirer l’ensemble de l’Europe ».
D’autres dirigeants européens ont réagi dans la foulée. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a estimé que « le Kremlin se moque de la diplomatie ». Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a jugé que la frappe contre le siège du gouvernement ukrainien à Kiev démontrait « l’inanité des temporisations et des tentatives d’apaisement vis-à-vis de Moscou ».
Le chef de la diplomatie tchèque, Jan Lipavský, a quant à lui qualifié Vladimir Poutine de « lâche qui s’en prend aux femmes et aux enfants ».
