Le Premier ministre François Bayrou, dont le gouvernement est menacé de démission, a annoncé qu’il engagerait la semaine prochaine des négociations directes avec les parlementaires et a mis en garde contre la tenue de nouvelles élections.
C’est ce qu’a rapporté l’agence Bloomberg, citée par CCN.
La décision inattendue de Bayrou d’organiser un vote de confiance sur son gouvernement le 8 septembre a de nouveau placé la France au bord de la paralysie politique, avec à la clé un risque de secousses financières et économiques.
« Je suis convaincu que, d’ici les 12 jours restants, les partis politiques qui ont déclaré vouloir renverser le gouvernement comprendront qu’ils ont tiré des conclusions hâtives et qu’ils sont allés trop loin », a déclaré le chef du gouvernement dans une interview accordée à TF1 mercredi soir.
Le prédécesseur de Bayrou, Michel Barnier, avait été renversé dans des circonstances similaires en décembre par l’Assemblée nationale, divisée en trois blocs irréconciliables après la décision du président Emmanuel Macron de convoquer des élections anticipées en juin dernier.
Bayrou a également mis en garde contre de nouvelles élections législatives, estimant que les revendications de l’extrême gauche et celles de l’extrême droite étaient « diamétralement opposées ».
S’il devait être contraint à la démission, Emmanuel Macron pourrait soit nommer un nouveau Premier ministre, soit dissoudre l’Assemblée et convoquer de nouvelles élections.
« Une nouvelle dissolution nous donnera-t-elle la stabilité, insufflera-t-elle au pays et à son gouvernement la volonté et la détermination d’aller de l’avant ? Je ne le pense pas », a affirmé Bayrou.
Les investisseurs, anticipant une hausse des risques, se sont déjà délestés d’actifs après l’annonce surprise de Bayrou, lundi, sur l’organisation d’un vote de confiance.
Selon les sondages, une majorité de Français souhaitent l’échec du Premier ministre au Parlement.
