Les autorités azerbaïdjanaises ont publiquement exprimé leur vive critique à l’encontre de la Russie, à la suite d’une opération des forces de sécurité russes à Ekaterinbourg, qui a entraîné la mort de plusieurs ressortissants azerbaïdjanais et l’arrestation de dizaines d’autres.
L’information a été rapportée par CCN.
Selon les médias russes, plus de 50 Azerbaïdjanais ont été interpellés vendredi à Ekaterinbourg dans le cadre d’une enquête pénale non élucidée portant sur l’assassinat de Yunis Pachaev, survenu en 2001.
Les principaux suspects dans cette affaire – les frères Gussein et Ziyaddin Safarov – sont décédés peu après leur arrestation.
Dès le lendemain, le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a convoqué l’ambassadeur de Russie à Bakou, Petr Volokov, afin de lui signifier une protestation officielle concernant les événements survenus à Ekaterinbourg.
Bakou a dénoncé la mort brutale de deux de ses ressortissants, plusieurs blessés graves, ainsi que l’arrestation de neuf citoyens azerbaïdjanais.
En réaction, l’Azerbaïdjan a annoncé dimanche l’annulation de tous les événements culturels prévus sur son territoire par des institutions russes, qu’elles soient publiques ou privées.
Par ailleurs, la visite d’une délégation parlementaire azerbaïdjanaise à Moscou a été annulée, les autorités dénonçant des « assassinats ciblés et démonstratifs, ainsi que des actes de violence à caractère ethnique perpétrés par les forces de l’ordre de la Fédération de Russie contre des Azerbaïdjanais à Ekaterinbourg, sans procès ni enquête ».
Il convient de noter qu’il ne s’agit pas du premier incident diplomatique entre Moscou et Bakou ces derniers mois.
En juin, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères avait déjà réagi avec indignation aux propos de Vladimir Medinski, conseiller du président russe, qui avait évoqué le Haut-Karabakh dans le cadre de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.
Peu de temps auparavant, les autorités azerbaïdjanaises avaient décidé de fermer le « Centre culturel russe » à Bakou, invoquant une violation de la législation nationale.
