La production d’électricité du groupe EDF a reculé de 2,7 gigawatts mercredi, les salariés ayant volontairement réduit la production dans le cadre d’une grève touchant les secteurs de l’énergie et du gaz, rapporte CCN citant Reuters. Le mouvement vise à obtenir des hausses de salaires et une amélioration des retraites.
Pour l’heure, la mobilisation reste limitée, mais elle pourrait prendre de l’ampleur dans les semaines à venir. Selon les données disponibles, la production nucléaire a chuté de 2,1 GW sur quatre réacteurs, tandis que l’hydroélectricité a baissé de 630 mégawatts.
Les arrêts de production concernaient les réacteurs de Flamanville 1 et 2, ainsi que Dampierre 2, jusqu’à la fin de journée de mercredi. Le réacteur de Saint-Alban 1, lui, devait redémarrer dans l’après-midi. La France dispose d’une capacité nucléaire totale de 57 GW, qui fournit environ 70 % de son électricité annuelle.
Malgré ces perturbations, la France devait rester exportatrice nette d’électricité sur la journée, grâce à une forte production issue de l’éolien et du solaire, qui représentait près d’un tiers de l’électricité produite, alors que les interruptions liées à la grève ne comptaient que pour 4,4 % de l’offre totale, selon le gestionnaire de réseau RTE.
EDF a indiqué qu’à la mi-journée, 3,7 % de ses salariés participaient au mouvement social.
Dans le secteur gazier, la grève menée au terminal méthanier de Dunkerque a eu un impact limité, perturbant seulement certains travaux en cours, a précisé un représentant de l’opérateur belge Fluxys. « Cela n’a affecté ni le débit, ni le déchargement des navires, ni le chargement des camions », a-t-il souligné.
Le terminal de Dunkerque, deuxième plus grand terminal méthanier d’Europe continentale et seul site directement connecté aux marchés belge et français, couvre environ 20 % de la consommation annuelle de gaz de ces deux pays.
