Le Pentagone affirme qu’après les frappes visant des installations en Iran, le développement de son programme nucléaire a été retardé de deux ans.
Selon CCN, cette déclaration a été faite par le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, cité par ABC News.
Cette estimation apparaît nettement plus optimiste que celle des inspecteurs de l’ONU issus de l’AIEA.
En effet, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré la semaine dernière qu’à son avis, l’Iran pourrait reprendre l’enrichissement d’uranium dans quelques mois seulement.
Interrogé sur ce que pourraient révéler les dernières données de renseignement, Sean Parnell a répondu que la position de l’administration américaine reste inchangée : les installations nucléaires iraniennes ont été « complètement détruites ».
« Ce retard est d’un à deux ans. Je pense qu’il s’approche plutôt de deux ans », a-t-il affirmé.
Le porte-parole a ajouté que la frappe américaine avait également un effet psychologique, soulignant que des bombardiers capables de voler près de 37 heures sans escale avaient été mobilisés, et que des infrastructures physiques utilisées par l’Iran pour la production d’uranium enrichi avaient été détruites.
« Il ne s’agit pas seulement d’uranium enrichi, de centrifugeuses ou d’autres équipements similaires. Nous avons détruit les composants nécessaires à la fabrication de la bombe », a précisé Sean Parnell.
Sur cette base, l’administration américaine estime que « le potentiel nucléaire de l’Iran est sérieusement affaibli ».
« Et même leurs ambitions de fabriquer une bombe », a-t-il ajouté.
Il est connu qu’après les frappes d’Israël et des États-Unis contre ses installations nucléaires, l’Iran a renoncé à tout dialogue sur son programme nucléaire avec les Américains.
Téhéran a également limité sa coopération avec l’AIEA et menacé de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire.
Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont exprimé lundi leur soutien à un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran et appelé à la reprise des négociations sur l’accord nucléaire.
