L’Union européenne étudie les moyens de couvrir le déficit budgétaire de l’Ukraine, estimé à 19 milliards de dollars pour l’année 2026, en s’appuyant notamment sur des prêts anticipés émanant du Groupe des Sept (G7).
Comme le rapporte CCN, cette information a été relayée par le quotidien britannique The Financial Times.
« L’inquiétude grandit à propos de l’année prochaine, et de nombreux acteurs qui comptaient sur un accord de cessez-le-feu en 2024 — dans l’espoir d’un allègement de la pression financière sur l’Ukraine — se voient désormais contraints de revoir leurs prévisions budgétaires, en constatant qu’un trou financier persiste, malgré tous les efforts pour le combler », a confié un responsable européen sous couvert d’anonymat.
La Commission européenne a d’ores et déjà réajusté, pour l’année 2025, ses flux financiers destinés à l’Ukraine, en réponse à la poursuite du conflit. Parmi les pistes prioritaires figure l’octroi de subventions bilatérales à des fins militaires, lesquelles seraient comptabilisées séparément comme des « tranches extérieures hors budget », tout en étant intégrées aux objectifs nationaux de dépenses de défense.
Par ailleurs, une autre option actuellement examinée consiste à accorder à l’Ukraine un prêt de 50 milliards de dollars en s’appuyant sur les avoirs russes gelés, ou à réinvestir ces fonds dans des classes d’actifs à plus haut risque pour générer des ressources supplémentaires.
