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Marine Le Pen saisit la Cour européenne des droits de l’homme contre l’interdiction de se présenter à la présidentielle

La dirigeante de l’extrême droite française, Marine Le Pen, a déposé mardi un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), contestant l’interdiction qui lui a été faite de se porter candidate à l’élection présidentielle, à la suite d’une condamnation pour corruption par le tribunal de Paris.

Selon CCN, citant Politico, Le Pen invoque devant la juridiction européenne un « risque grave et irréparable de violation de ses droits, ainsi que de ceux des électeurs », découlant de son impossibilité de participer au prochain scrutin présidentiel.

La présidente du Rassemblement national affirme avoir été privée d’une protection juridique adéquate pour contester l’interdiction électorale dont elle fait l’objet. Elle soutient également que cette mesure viole plusieurs principes consacrés par la Convention européenne des droits de l’homme, notamment la présomption d’innocence, le droit à un recours devant une juridiction supérieure et le droit des citoyens à choisir librement leurs représentants.

Marine Le Pen demande à la CEDH d’enjoindre à l’État français de réexaminer la décision lui interdisant de briguer un mandat électif — une interdiction prononcée dans le cadre de sa condamnation pour détournement de fonds européens à l’époque où elle siégeait au Parlement européen.

En plus d’une amende et d’un placement en résidence surveillée, la justice française lui a imposé une interdiction immédiate de cinq ans de candidature à des fonctions électives.

Si cette condamnation n’est pas annulée en appel — une audience est prévue à l’été 2026 —, elle mettrait un terme définitif à ses ambitions de se présenter une quatrième fois à l’élection présidentielle prévue en 2027.