Les dirigeants de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni ont lancé dimanche un appel solennel à l’Iran pour qu’il évite toute action susceptible d’aggraver davantage la situation au Moyen-Orient, après les frappes menées par les États-Unis contre des installations nucléaires iraniennes.
Dans une déclaration conjointe relayée par CCN, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont fait part de leur vive préoccupation face à l’escalade des tensions dans la région.
Réunis pour évoquer les derniers développements au Proche-Orient, les trois dirigeants ont réaffirmé leur position constante : l’Iran ne doit jamais posséder l’arme nucléaire et ne peut plus constituer une menace pour la stabilité régionale.
« Notre objectif demeure inchangé : empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Nous appelons Téhéran à s’engager dans des négociations en vue d’un accord global, capable de répondre à toutes les préoccupations liées à son programme nucléaire », ont-ils déclaré.
Les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé leur volonté d’agir en coordination avec toutes les parties concernées afin de contribuer à une solution diplomatique durable.
« Nous exhortons l’Iran à s’abstenir de toute action supplémentaire qui pourrait déstabiliser davantage la région », ont-ils insisté.
Les trois capitales ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un règlement diplomatique, promettant de poursuivre leurs efforts conjoints pour apaiser les tensions et prévenir toute escalade ou extension du conflit.
Dans le même temps, le président américain Donald Trump a clairement laissé entendre dimanche, au lendemain des frappes aériennes américaines dans la nuit du 22 juin contre des sites nucléaires iraniens, qu’il n’excluait pas un changement de régime à Téhéran.
Trump a également averti que l’Iran s’exposerait à des attaques « encore plus dévastatrices » s’il refusait d’opter pour la paix.
