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Rutte envisage un futur accord entérinant de facto le contrôle russe sur certaines zones ukrainiennes

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que le sommet prévu vendredi entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, en Alaska, constituerait un test décisif pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
Comme le rapporte CCN, il s’est exprimé sur le sujet lors d’une interview accordée à la chaîne ABC News.

« Vendredi prochain sera un moment clé, car ce sera l’occasion de vérifier à quel point Poutine est réellement déterminé à mettre fin à cette guerre atroce », a affirmé M. Rutte.

Selon lui, cette rencontre pourrait constituer une étape importante vers de véritables négociations. Celles-ci porteront sur les questions territoriales et, bien sûr, sur les garanties de sécurité. Le chef de l’OTAN a insisté sur la nécessité absolue de reconnaître que l’Ukraine doit décider seule de son avenir, en tant qu’État souverain, libre de déterminer son orientation géopolitique, sans limitation sur la taille de ses forces armées, et sans restriction pour la présence de l’OTAN sur son flanc Est.

M. Rutte a également reconnu la réalité du contrôle exercé par la Russie sur une partie du territoire ukrainien d’avant-guerre. « La question sera de savoir comment avancer après un cessez-le-feu, y compris ce que cela signifie en termes de garanties de sécurité pour l’Ukraine », a-t-il expliqué.

Il a ajouté qu’un futur accord pourrait inclure la reconnaissance, de facto mais non de jure, du contrôle russe sur certaines zones ukrainiennes : « Ce doit être une reconnaissance effective, et non une reconnaissance politique formelle. »

La rencontre Trump-Poutine, prévue le 15 août en Alaska, intervient alors que plusieurs médias rapportent que Washington et Moscou envisageraient un accord pour mettre fin à la guerre, qui pourrait entériner l’occupation par la Russie de certaines régions.
À ce sujet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé que « la réponse à la question territoriale ukrainienne se trouve déjà dans la Constitution du pays ».

Dans la nuit du 10 août, les dirigeants de la France, de l’Italie, de l’Allemagne, de la Pologne, du Royaume-Uni, la présidente de la Commission européenne et le président de la Finlande ont publié une déclaration conjointe adressée aux chefs d’État américain et russe.