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Trump rejette toute livraison d’armes à longue portée à l’Ukraine et s’oppose à des frappes contre Moscou

Le président américain tempère les ambitions militaires de Kiev et exclut l’escalade vers des cibles stratégiques au cœur de la Russie.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré qu’il s’opposait fermement à l’idée que l’Ukraine mène des frappes contre Moscou, alors que des médias avaient rapporté la veille qu’il avait évoqué cette possibilité lors d’un échange confidentiel avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky. Ses propos ont été relayés mardi par CCN, citant Sky News.

Interrogé par des journalistes sur la pertinence d’une approche plus offensive de la part de Kiev — et notamment sur l’opportunité de viser la capitale russe ou des positions en profondeur sur le territoire de la Fédération —, Trump a répondu sans ambiguïté :
« Non, il ne devrait pas cibler Moscou. »

Dans la même déclaration, le président américain a catégoriquement nié toute intention de fournir à l’Ukraine des armes à longue portée, dans le cadre du mécanisme de transfert d’armement par l’intermédiaire de l’OTAN.

« Non, nous n’allons pas faire cela, » a-t-il affirmé, balayant l’idée d’un soutien militaire de cette nature.

Ces propos interviennent alors que plusieurs médias américains avaient rapporté qu’au cours d’un récent entretien téléphonique avec Volodymyr Zelensky, le président Trump aurait explicitement interrogé le dirigeant ukrainien sur la possibilité pour Kiev de mener des frappes sur Moscou et Saint-Pétersbourg.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Leavitt, a confirmé que le chef de l’État avait bien soulevé cette question. Toutefois, elle a tenu à préciser que cela ne traduisait en aucun cas une volonté d’encourager de nouvelles actions létales.

Par ailleurs, des sources proches du dossier ont indiqué que l’administration Trump aurait envisagé, sans toutefois prendre de décision formelle, la possibilité d’autoriser l’envoi de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine — un scénario qui, à ce stade, semble écarté.

Ces prises de position marquent un net contraste avec l’attitude de certaines capitales européennes, plus enclines à soutenir une riposte militaire étendue contre les infrastructures stratégiques russes. Elles traduisent également une volonté du président américain de maintenir une ligne rouge entre soutien défensif à Kiev et escalade directe avec Moscou.