Actualités Politique

Une confrontation militaire est inévitable en l’absence d’un accord nucléaire avec l’Iran »

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a averti, le mercredi 2 avril, que si les grandes puissances ne parviennent pas rapidement à un nouvel accord avec l’Iran sur son programme nucléaire controversé, une confrontation militaire semble « presque inévitable ».

Ses propos sont cités par Reuters, rapporte CCN.

Comme le souligne l’agence, les États européens tentent de mettre en place une voie diplomatique afin de parvenir à un accord visant à limiter les activités d’enrichissement de l’uranium par l’Iran jusqu’à l’été et jusqu’en octobre 2025, date à laquelle expirent les sanctions de l’ONU liées à l’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et les grandes puissances.

Les pays occidentaux affirment que le programme nucléaire iranien est une tentative dissimulée de développer une bombe atomique.

« La fenêtre d’opportunité est étroite. Il ne nous reste que quelques mois avant l’expiration de cet accord (de 2015). En cas d’échec, une confrontation militaire sera presque inévitable », a déclaré Barrot.

Des sources diplomatiques ont indiqué à Reuters que les ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, qui sont parties prenantes à l’accord de 2015, espèrent discuter de cette question avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio lors de la réunion ministérielle de l’OTAN à Bruxelles cette semaine.

Donald Trump avait retiré les États-Unis de l’accord de 2015, qui imposait des restrictions strictes aux activités nucléaires de l’Iran en échange d’un allègement des sanctions.

Depuis lors, l’Iran a largement dépassé les limites d’enrichissement d’uranium fixées par cet accord, accumulant des stocks à un niveau de pureté de fission nettement supérieur à celui que les pays occidentaux jugent acceptable pour un programme énergétique civil, et proche du seuil nécessaire pour la fabrication d’ogives nucléaires.

Début mars, Trump a déclaré avoir adressé une lettre au guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, contenant une proposition concernant le programme nucléaire iranien.

Selon des sources citées par Axios, la lettre de Trump à Khamenei était « ferme » et contenait non seulement une proposition de négociation pour un nouvel accord nucléaire, mais aussi des conséquences en cas de refus de la part de Téhéran.

Le dimanche 30 mars, le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé qu’il rejetait toute négociation directe avec les États-Unis sur le programme nucléaire iranien, marquant ainsi la première réponse officielle du pays à la lettre envoyée par Trump au guide suprême de la République islamique.

Le même jour, Trump a déclaré que l’Iran ferait face à des bombardements d’une intensité « jamais vue auparavant » s’il ne concluait pas un accord avec les États-Unis sur le développement de son programme nucléaire.