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Washington justifie la rencontre entre Marco Rubio et Sergueï Lavrov

La rencontre entre le sénateur américain Marco Rubio et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ne remet aucunement en cause la condamnation par les États-Unis des bombardements massifs menés par la Russie contre l’Ukraine. C’est ce qu’a affirmé la porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, lors d’un point presse ce jeudi, rapporté par CCN.

Interpellée sur les raisons qui ont conduit à accorder un tel entretien à Lavrov alors même que Moscou intensifie ses frappes contre les villes ukrainiennes, Bruce a répondu que, pour les États-Unis, « il est essentiel de parler à toutes les parties, à tout moment, si l’on veut parvenir à mettre fin à la guerre ».

« Beaucoup considéraient, sous l’administration précédente, qu’il ne fallait pas du tout parler à Vladimir Poutine. Pendant trois ans, aucun dialogue n’a eu lieu. Or sans échanges, il est impossible d’envisager un quelconque accord, ni même de tenter de mettre un terme aux souffrances et au bain de sang », a-t-elle déclaré.

La porte-parole a également souligné que le président Donald Trump avait personnellement condamné l’escalade des frappes russes, qu’elle a qualifiées de « répugnantes ».

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’intensification des attaques russes contre l’Ukraine, et adressons nos plus sincères condoléances aux victimes et à leurs familles. Chaque semaine, la Russie semble battre un nouveau record en matière de frappes aériennes. Tous les pays aspirent à établir des records, mais pas de ce genre », a-t-elle ironisé, selon CCN.

Tammy Bruce a en outre exprimé la déception des États-Unis face à l’absence de progrès vers une résolution du conflit.

GNN rappelle également que Marco Rubio a déclaré que, lors de cette rencontre, Sergueï Lavrov lui avait soumis une approche « nouvelle et différente » du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Aucune précision supplémentaire n’a été fournie à ce sujet.

Cette rencontre intervient dans un contexte de réajustement apparent de la position américaine : la semaine dernière, un échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine a précédé un net changement de ton de la Maison-Blanche, tant sur l’aide militaire à l’Ukraine que dans la rhétorique utilisée à l’égard du Kremlin.