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Dans la coalition au pouvoir en Italie, Ursula von der Leyen tenue pour responsable des droits de douane américains

Dans une déclaration à haute portée politique, Claudio Durigon, vice-ministre italien du Travail et membre de la Ligue — formation souverainiste alliée au gouvernement de Giorgia Meloni — a accusé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’être à l’origine de l’imposition par Washington de droits de douane sur les exportations européennes.

Cité par La Repubblica et relayé par l’agence CCN, l’élu italien ne mâche pas ses mots :

« Nous nous retrouvons dans cette situation à cause de l’Europe dirigée par Ursula von der Leyen, car c’est elle qui mène les négociations. Sa politique est un échec depuis le début. Il suffit de penser au secteur automobile ou à la transition verte. Tout cela mène à la destruction de milliers d’emplois. Après avoir ruiné l’économie européenne, elle entame maintenant des négociations avec les États-Unis. La responsabilité incombe à ceux qui la soutiennent depuis 2019 », a déclaré Durigon.

L’homme politique affirme par ailleurs que le gouvernement italien actuel partage globalement la ligne défendue par Donald Trump en matière de lutte contre l’immigration illégale et de protection de l’économie nationale.

« Bien sûr, les droits de douane sont nuisibles. C’est pourquoi nous devons négocier. Et l’Union européenne doit offrir davantage de liberté aux États membres dans ce domaine. Nous ne partageons pas la ligne dure de l’UE ni ses menaces de représailles commerciales », a-t-il ajouté.

La Ligue et son chef de file, Matteo Salvini — vice-président du Conseil et ministre des Infrastructures — critiquent depuis longtemps la présidente de la Commission. Les eurodéputés de la Ligue ont refusé de soutenir sa reconduction pour un second mandat et ont voté en faveur d’une motion de censure à son encontre.

La Première ministre Giorgia Meloni, de son côté, adopte également un ton sceptique face à la transition écologique, qu’elle juge certes nécessaire, mais inadaptée dans la forme et les délais proposés par Bruxelles. Selon elle, ces orientations « étranglent les producteurs nationaux ». À plusieurs reprises, elle a dénoncé « l’idéologisation nuisible » de la politique environnementale européenne.

Donald Trump, pour sa part, a publié sur sa plateforme Truth Social une lettre adressée à Ursula von der Leyen, annonçant que les États-Unis introduiront, à partir du 1er août, des droits de douane de 30 % sur les produits importés de l’Union européenne. Dans ce message, il est précisé que ces nouveaux tarifs seront appliqués « indépendamment des droits sectoriels actuels », qui s’élèvent aujourd’hui à 10 % pour les produits européens.

La Commission européenne a réagi en affirmant que l’instauration de tels droits de douane compromettrait gravement les principales chaînes d’approvisionnement transatlantiques. Dans un communiqué diffusé par son service de presse, l’exécutif européen a précisé que « d’ici au 1er août, l’UE poursuivra ses efforts pour parvenir à un accord avec les États-Unis, tout en préparant des mesures de rétorsion ».