Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche avoir adressé ce qu’il a qualifié de « dernier avertissement » au Hamas, l’incitant à accepter un accord sur la libération des otages détenus dans la bande de Gaza, rapporte Reuters via CCN.
« Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps que le Hamas fasse de même. Je les ai prévenus des conséquences d’un refus. C’est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autre ! » a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social.
Selon un communiqué ultérieur du Hamas, le groupe aurait reçu via des intermédiaires des propositions américaines visant à parvenir à un cessez-le-feu à Gaza. Le mouvement a indiqué qu’il discute actuellement avec ces intermédiaires des modalités possibles, sans en dévoiler le contenu exact.
Le Hamas a confirmé sa disposition à négocier la libération de tous les otages en échange d’une « annonce claire de la fin de la guerre » et du retrait complet des forces israéliennes de l’enclave.
« Je pense que nous allons très bientôt conclure un accord sur Gaza », a déclaré Trump aux journalistes, de retour de New York à Washington, sans donner plus de détails. Il a ajouté qu’il s’attend à ce que tous les otages soient rendus, vivants ou morts. « Je pense que nous les aurons tous », a-t-il affirmé.
Selon le média israélien N12 News, Trump aurait soumis au Hamas une nouvelle proposition de cessez-le-feu samedi. Conformément à cet accord, le Hamas libérerait les 48 otages restants dès le premier jour du cessez-le-feu, en échange de la remise de milliers de prisonniers palestiniens détenus en Israël, et participerait à des négociations pour mettre fin au conflit pendant la période de trêve. Un responsable israélien a indiqué que le pays « examine sérieusement » la proposition, sans en préciser les détails.
Dans ce contexte, la France a annoncé son intention de reconnaître officiellement l’État palestinien, devenant ainsi la première nation du G7 à le faire. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a vivement critiqué cette initiative. Les responsables palestiniens ont salué l’annonce française, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que ce geste « récompense le terrorisme » après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.
